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  • : Ecrivaine et "bidouilleuse", je suis fascinée par le Merveilleux. Les dryades, ondines, sylphes et autres esprits de la nature... inspirent ma créativité...dans l'écriture comme dans la création. En tout cas, j'espère que mon petit monde vous évadera ? Merci beaucoup de votre passage et de vos commentaires !
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23 juillet 2007 1 23 /07 /juillet /2007 15:13

Plus un seul chant d'oiseaux, ni murmures de dryades.

Le soleil a dû céder la place à une nuit de cendres.

Plus un frôlement d'élytres, de grattements infimes...

Ma forêt est en deuil, défigurée et sale.

Quelques fumerolles se décident à mourir au pied de mes racines.

L'enfer termine d'épandre son charbon sur ma terre.

Certes, il enrichira le sol où nous survivrons peut-être ?

marqués par les flammes, dénudés de nos feuilles,

comme autant de squelettes exsangues et noircis.

Mais, en cet instant, la colère me redresse.

Mon coeur incendié ne cesse de saigner....

Je ne pleure pas sur moi, mais je hais ce silence.

Ma cime ne plie plus sous mes amis ailés,

je ne sens plus de présences parcourir mon écorce.

Où êtes-vous mes joyeux habitants d'écailles et de fourrure ?

Avez-vous réussi à regagner l'étang

où quelque ondine vous aura secourus ?

Ma solitude est telle, sous ce vent de chaleur

que mes plaies se déchirent, échappant peu à peu

des larmes de sève noire si pleines de détresse.

Autour de moi, nos arbrisseaux n'ont pas pu résister

à l'assaut du feu qui les a consumés.

Nos enfants sont partis et sans laisser de fruits...

Tout ce gâchis, ce mépris de la vie, à cause d'une main funeste ! !

 

Prenez garde, qu'un jour, lassé de vos actes et injures

le vieux peuple des bois n'enferme sa douleur

plus loin qu'il n'est possible, dans l'âme de sa souffrance

Imaginez alors notre refus de pousser,

de ne plus épurer l'air que vous respirez...

dans l'attente incertaine que votre espèce

gagne enfin en sagesse.

Réfléchissez, avant que ne tombe le glas,

comme s'effondre chaque jour un peu plus nos espoirs.

 

       Ysi'Äd, chêne rescapé d'une forêt incendiée, m'a confié son désespoir, je vous le livre ici. 

( Texte soumis à copyright :  Isabelle C )

 

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Published by Aniélys - dans Poésie
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commentaires

Clara 26/07/2007 12:09

 
Texte magnifique et  plein de sensibilité ! Le témoignage de  cet arbre est bouleversant ! Il a bien raison de vouloir nous secouer ! Il faut respecter la forêt !
Bravo à toi Aniélys